Naissance d'espace
Ce n'est pas la resemblance qui l'intéresse.
Pas plus qu'une histoire à raconter. Pas de contexte, pas de passé, pas de futur.
Ce sont parfois des masques, des animaux qui sont exposés (opposés) à côté de figures humaines.
Ici le masque cache et montre tout à la fois : il révèle surtout. 
De même l'animal tend à l'homme un miroir et ce mouvement de décentrement fait apparaître ce qui se cache sous l'apparence. 
Annick cultive ainsi le paradoxe : en ajoutant des couches successives de peintures, le tableau apparait peu à peu, se dépouillant au fur et à mesure que les couches se superposent.
Dans une forme d'ascèse, le dépouillement fait apparaître l'essence derrière l'apparence, l'invisible derrière le visible, et, tendu à l'extrême, révèle enfin ce qu'il y a tout au fond, ce caractère essentiel qui nous relie tous, nous, les êtres vivants. 


 
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